jeudi 5 août 2010

Rapport de la BM "Investing Across Borders 2010":



La Tunisie offre des opportunités réelles aux investisseurs étrangers

Un rapport publié, récemment, par le groupe de la Banque mondiale, et portant sur les lois qui réglementent les investissements étrangers dans les pays de la région MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord), souligne que le cadre réglementaire et institutionnel en Tunisie offre des opportunités réelles aux investisseurs étrangers d'investir et de s'implanter sans souffrir de restrictions.
Les pays de la région MENA sont moyennement restrictifs à l'exception de la Tunisie, précise le récent rapport ''Investing Across Borders 2010'', publié le 7 juillet 2010 à Vienne.
Le rapport offre, pour la première fois, des données objectives sur les lois qui réglementent les investissements étrangers et les compare à travers 87 pays.
Selon le rapport, des lois et règlements transparents et efficaces sont essentiels pour assurer les meilleurs résultats pour les pays qui reçoivent les investissements, leur population, ainsi que les investisseurs.
En effet, qu'il s'agisse d'investissement dans les différents secteurs d'activités (mines et énergie, services financiers, télécommunications...), de lancement de projets promus par des opérateurs étrangers, d'acquisition de terrains dans des zones industrielles ou d'arbitrage des différends commerciaux, la Tunisie offre un cadre incitatif avec des procédures de plus en plus simples et des possibilités réelles d'investir dans des secteurs d'activités diversifiés.
"Investing Across Borders 2010" vise à aider les pays à développer un environnement commercial plus attrayant en identifiant les bonnes pratiques utilisées ailleurs dans la conception et la mise en œuvre des politiques d'investissements.
Le rapport fournit des indicateurs en matière de restrictions sectorielles sur la prise de participations étrangères, le processus de démarrage d'une entreprise étrangère, l'accès au foncier industriel et le régime d'arbitrage commercial, dans 87 pays.

La Tunisie, un pays qui va bien

Indicateurs positifs du secteur industriel au cours du premier semestre de l'année 2010

Le secteur de l'industrie a réalisé, au cours du premier semestre de l'année 2010, des indicateurs positifs qui sont venus traduire la reprise du secteur.
Cette reprise a été marquée par une croissance significative des exportations industrielles, une balance commerciale excédentaire de 901 MDT pour les phosphates et ses dérivés et l'augmentation de 45% du nombre des entreprises ayant adhéré au programme de Mise à niveau.
Selon des données publiées par le ministère de l'industrie et de la technologie, les exportations industrielles ont enregistré un taux de croissance de 16,6% avec une valeur de 9325 MDT contre 7997 MDT par rapport à la même période de l'année 2009.
Cette performance est imputable principalement au secteur des industries mécaniques et électriques (IME), premier secteur industriel exportateur qui a enregistré pour le premier semestre de l'année en cours une croissance de 39% par rapport à la même période de l'année 2009.
Cette performance est due, également, au secteur du textile habillement qui a affiché une croissance de 4,6% pour la même période.
Selon les statistiques d'Eurostat, la Tunisie a été classée, au cours du premier semestre de l'année 2010, en tant que premier pays exportateur sud Meda vers l'UE.
La Tunisie préserve ainsi sa position de leader acquise dès 2008 et confortée en 2009.
A l'instar de la dynamique des exportations industrielles, le secteur des phosphates et ses dérivés a bénéficié lui aussi d'une conjoncture de reprise.
Il affiche une balance commerciale excédentaire de 901 MDT soit une progression de 255 MDT par rapport à la prévision budgétaire de l'année 2010.
Cette progression est due essentiellement à la hausse des prix du phosphate et des engrais phosphatés qui s'explique par l'explosion de la demande mondiale de produits agricoles et le besoin d'élargir les surfaces cultivables.
Il est prévu que la production nationale en phosphates sera de l'ordre de 9 millions de tonnes au début de 2011 contre une moyenne de 8 millions de tonnes actuellement. L'ensemble de ces performances sont également imputables aux efforts continus conduits par les entreprises en termes de compétitivité et de développement technologique qui se traduisent par une adhésion toujours plus importante au Programme de Mise à Niveau(PMN) et au Programme National de la Qualité (PNQ).
Le programme de Mise à Niveau a enregistré une croissance de 45% au niveau des adhésions soit 260 entreprises contre 179 de la même période de l'année 2009.
Le nombre des entreprises ayant adhéré au Programme de Mise à Niveau ont atteint, entre 1995 et 2010, environ 4794 entreprises, dont les dossiers de 3216 d'entre eux ont été approuvés moyennant des investissements globaux de 5391 MDT et de primes d'une valeur de 749 MDT.
Au niveau du Programme National de la Qualité qui constitue une composante complémentaire aux efforts de mise à niveau de l'industrie, le nombre des entreprises certifiées a atteint, actuellement, 1457 entreprises. Pour le premier semestre de l'année 2010, ce programme a certifié 90 nouvelles entreprises.
Les mesures conjoncturelles d'appui aux PME mises en place début 2009 et reconduites à deux reprises (pour une période totale de 18 mois) et en particulier au profit des entreprises exportatrices aux fins de contenir les effets de la crise financière, ont eu un impact positif sur le rendement de ces entreprises et la préservation des postes d'emploi.
Ce programme de soutien a profité à pas moins de 427 entreprises et 118200 emplois.

jeudi 29 juillet 2010

La Tunisie et les défis de la modérnité: Le Maghreb face à la menace jihadiste

La Tunisie et les défis de la modérnité: Le Maghreb face à la menace jihadiste

Le Maghreb face à la menace jihadiste

Les dangereux jihadistes-salafistes affiliés à la nébuleuse Al-Qaïda au Maghreb islamique veulent porter atteinte à la stabilité et à la sécurité des pays maghrébins et aux intérêts économiques et touristiques dans la région. Ces objectifs criminels ont pour objectif d’affaiblir et de déstabiliser le Maghreb.

En fait, le terrorisme qui n’épargne aucun pays du monde et l’extrémisme politique qui rongent plusieurs sociétés obligent à ne pas se tromper sur leur nature criminelle, liberticide et fasciste. C’est pourquoi, le meilleur moyen pour lutter efficacement contre la menace que représente le terrorisme est l’édification des Etats de droit forts et crédibles capables d’imposer la force de la loi et qui protège les citoyens du droit de la force. C’est la mise en place des Etats de droit réels qui assurent la stabilité politique, la pérennité des institutions et l’adhésion des citoyens à un projet sociétal.

Au fond, l’exécution récente par Al-Qaïda au Maghreb islamique de l’humanitaire Français Michel Germaneau met à nu encore une fois les intentions foncièrement mauvaises et dangereuses pour la société des professionnels du maximalisme politique qui préconisent d’intégrer les islamistes dans le champ politique. Faut-il donner des exemples et des contre-exemples, alors que le terrorisme jihadiste est responsable de milliers de morts dans plusieurs pays du monde musulman et occidental ?
Le jihadisme et ses corollaires obligés, le fanatisme et le terrorisme ne font que travestir l’histoire de l’humanité, du fait d’un esprit rétrograde et par le recours aux actes sanglants. Les déclarations prétendument modérées de certains islamistes ne font qu’abuser de l’opinion publique en se faisant passer pour des victimes. Ceux qui utilisent le dogme religieux comme masque ne reculent devant aucun moyen pour arriver à leurs fins.

La Tunisie et les défis de la modérnité: Une nouvelle praxis institutionnelle

La Tunisie et les défis de la modérnité: Une nouvelle praxis institutionnelle

Une nouvelle praxis institutionnelle

Sur les principes de la Constitution et de la primauté de la loi, qui placent la Tunisie en tout premier lieu et en dernière analyse, l'Ere nouvelle allait ainsi lancer sa construction de la «République de demain».

En possédant des fondements intellectuels solides et des idéaux autour desquels l'unanimité de la communauté nationale est totalement acquise, la République, qui a pris le plus grand soin de définir le système où se réalisent les rapports que chaque citoyen entretient avec le système républicain, a choisi d'exister à travers une culture politique, sociale et économique, des mécanismes et des rouages d'appropriation qui n'ont jamais cessé d'étendre le champ de leurs théories et surtout de leurs pratiques.

La nouvelle praxis institutionnelle, plus transparente et plus efficace, a donné naissance, en 2002, à la Chambre des conseillers: une nouvelle expression de la souveraineté populaire, une représentation plus large des régions, des diverses composantes de la société civile, des organisations professionnelles, des personnalités et compétences nationales.

Ainsi, disposant de deux Chambres, le travail parlementaire s'en trouve aujourd'hui sensiblement revalorisé, et la qualité du service rendu par nos législateurs à la nation nettement améliorée, avec des règles nettes et un ordre du jour nouveau et clair pour examiner, débattre et adopter les meilleures propositions de loi, étendre les libertés individuelles et la responsabilité de l'Etat.

C'est sans nul doute, sur ce terrain-là, que le Changement a donné les preuves les plus irréfutables de son inventivité: le juste milieu de L'Ere nouvelle a forgé la cohésion de la communauté nationale et servit de contexte où la «démocratie républicaine» est devenue sociale et économique, grâce à la jonction solide faite entre les diverses dimensions du développement dans notre pays.

«Les droits civiques et politiques ne peuvent en effet atteindre leur plénitude sans être accompagnés de la garantie des droits économiques, sociaux et culturels et des autres droits reconnus par les générations subséquentes,» ainsi que l'a rappelé le Président Ben Ali, lors du 50ème anniversaire de la proclamation de la République.

Les libertés fondamentales et les droits de l'Homme sont désormais garantis dans «leur universalité, leur globalité, leur complémentarité et leur interdépendance» et la solidarité est devenue une valeur de référence de notre République, une valeur de conduite obligatoire, une norme morale de tous les jours qui met en avant la dimension consciente et volontaire de notre Développement.

Ce rayonnement de la solidarité en Tunisie de l'Ere nouvelle, incontournable dans les textes de loi, dans les discours publics et les comportements quotidiens, et volet principal des droits des Tunisiens, s'est acheminé vers une acceptation juridique et politique.

Plus qu'une fraternité isolée, plus qu'une charité séparée ou une entraide individuelle, la solidarité renvoie à une interdépendance très étendue entre tous les membres de la communauté nationale, toutes les régions du pays, toutes les catégories sociales et générations. Elle implique des ancrages nouveaux et divers qui mettent en avant «La Tunisie d'abord».

53ème anniversaire de la République: gratitude, consensus et cohésion

La Tunisie a célébré, dimanche 25 juillet, le cinquante-troisième anniversaire de la proclamation de la République. Pareil rendez-vous annuel est tout à la fois un instant de mémoire, de fierté, de promesses et de résolutions.

La Fête de la République est un temps d'arrêt solennel où le peuple tunisien réaffirme sa fidélité et reconnaît la dette due à nos aînés, où il apprécie le coût des sacrifices des héros et martyrs de la Libération nationale et saisit la valeur et la portée de ce que les bâtisseurs de notre émancipation nous ont laissé comme héritage.

Depuis vingt-trois ans, à pareille date, la Tunisie évalue le chemin qu'elle a parcouru sur la voie de l'enrichissement de ses conquêtes républicaines, juge sa contribution à l'édifice glorieux de la République tunisienne, forme de nouvelles espérances, fixe de nouvelles bornes, dessine de nouvelles ambitions, promet d'étendre le champ des gains républicains et prend les fermes résolutions de garder intacte la souveraineté du peuple tunisien et de préserver la liberté de sa décision.

La Fête de la République, en définitive, est un retour vers le passé pour marquer la gratitude de la nation envers les pionniers de l'Etat moderne, une projection vers l'avenir, réaliste, optimiste et convaincue, mais aussi une halte pour mieux apprécier les avancées que la Tunisie a accomplies dans le consensus et la cohésion.